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« Il est clair qu’il y a une reprise économique, il faut maintenant viser la croissance »

« Il est clair qu’il y a une reprise économique, il faut maintenant viser la croissance »

« Il est clair qu’il y a une reprise économique, il faut maintenant viser la croissance »
June 06
12:11 2017

Quito (Pichincha). — Le ministre de l’Économie et des Finances, Carlos de la Torre, a analysé ce lundi dans l’après-midi et dans la soirée, l’état dans lequel se trouvait l’économie équatorienne. De plus, il a expliqué comment serait appliqué le modèle économique que le Gouvernement national souhaitait mettre en place. Le ministre a précisé que les conditions structurelles de toute économie se définissaient par l’interaction de facteurs externes, fiscaux, monétaires et de ce que l’on appelle l’économie réelle.

Dans ce contexte, il a remarqué que l’Équateur depuis 2015 avait dû faire face à une série de facteurs externes qui avaient affecté l’équilibre commercial et qui avaient augmenté la pression fiscale. Parmi ces facteurs il y a notamment eu la chute du prix du baril de pétrole et l’appréciation du dollar. « La principale vulnérabilité de l’économie équatorienne vient du secteur externe », a-t-il précisé.

Cependant, depuis l’année dernière, la reprise économique est devenue évidente, puisque jusqu’en novembre 2016 le secteur financier a récupéré 1,3 milliard de dollars en dépôts, alors que le versement des crédits atteignait 650 millions de dollars.

Concernant l’inflation et les réserves internationales, il a indiqué que depuis que le pays avait adopté le dollar comme monnaie officielle, cette donnée n’avait pas dépassé les deux chiffres, « au contraire elle a diminué de façon soutenue ». Il a dit que la Banque centrale de l’Équateur possédait des réserves internationales suffisantes avec une couverture équivalente à 107 pourcent du portefeuille de la banque privée.

l a dit que la croissance des recettes fiscales était un bon signe, puisque la comparaison des chiffres d’avril 2016 avec ceux d’avril 2017 mettait en évidence une augmentation de 11,57 pourcent. « Il est clair qu’il y a une reprise économique, maintenant il faut viser la croissance », a affirmé de la Torre.

Le Secrétaire d’État a également mis en avant les progrès réalisés au cours de ces dernières années en ce qui concerne la répartition des richesses. Il a indiqué que sur la période de 1990 à 2005, les revenus des classes pauvres et moyennes de la population équatorienne avaient à peine augmenté de 20 pourcent alors que ceux des groupes ayant des revenus supérieurs avaient augmenté de 100 pourcent. En revanche, sur la période 2006-2016, les revenus des classes pauvres et moyennes ont augmenté de 100 pourcent alors que ceux des classes aisées ont augmenté de 40 pourcent.

Concernant le niveau d’endettement, il a déclaré que les chiffres actuels indiquaient que la dette était égale à celle de 2005, mais qu’il fallait tenir compte du fait qu’à cette époque il n’y avait pas de crise économique et que la taille de l’économie représentait la moitié de la taille actuelle. Il a expliqué que la croissance de la dette au cours des dernières années était la conséquence des grands investissements qu’avait faits l’État dans des domaines stratégiques, constructions qui doivent maintenant être utilisées pour générer des revenus. « L’investissement public dans des domaines stratégiques, a généré un déficit budgétaire, c’est pour cela que ce Gouvernement a émis au niveau international des obligations d’État pour 2 milliards de dollars : 1 milliard avec une échéance de 6 ans et un taux d’intérêt de 8,75% et 1 milliard avec une échéance de 10 ans et un taux d’intérêt de 9,62% ». Le déficit accumulé jusqu’à aujourd’hui est de 4,598 milliards de dollars. La façon de payer cette somme est analysée dans le budget prévisionnel pour la fin de l’année 2017 qui est en cours d’élaboration.

En ce qui concerne les politiques économiques que le Gouvernement a l’intention de mettre en œuvre, elles auront pour objectif de donner une place plus importante au secteur privé, d’augmenter l’accès aux crédits, de développer les exportations, d’inclure la banque dans les programmes sociaux gouvernementaux et de renforcer le système de dollarisation grâce à un système d’incitations dirigées au secteur productif et commercial, qui stimuleront l’entrée de devises.

« L’avenir consistera à encourager une meilleure productivité en étant compétitifs, à maintenir une croissance durable en donnant une place au secteur privé et en utilisant les infrastructures mises en place par le Gouvernement antérieur et à encourager la mise en place d’opportunités qui stimuleront la création d’entreprises ». HP/El Ciudadano.

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